samedi 14 février 2009Bretagne, la Salers léonarde, monte à Paris Elle va concourir avec les meilleurs spécimens de sa race, au Salon de l'agriculture. Christian et Anne-Marie Bernard, ses propriétaires, sont éleveurs et maraîchers à Taulé (Finistère). « Je la trouvais très belle quand elle est née, alors je lui ai choisi un nom qui la met en valeur. » Voilà pourquoi l'élégante vache Salers de trois ans s'appelle Bretagne. Un patronyme un peu décalé pour cette représentante d'une race bovine originaire du Cantal, dans le Massif Central.
Christian Bernard et son épouse Anne-Marie, éleveurs allaitants et producteurs de légumes à Taulé, près de Morlaix, s'apprêtent à la conduire, avec son veau Euphrasie, au Salon de l'agriculture, à Paris. « Elle partira jeudi en camion avec des vaches pies rouges, expliquent ses propriétaires. C'est notre troisième participation au concours de la porte de Versailles. »
« La Salers vêle seule »Avec leurs longues cornes et leur épais pelage roux, les vaches montagnardes de Christian et Anne-Marie détonnent dans cette zone plate du Léon vouée à la culture des choux-fleurs, brocolis et artichauts petits violets.
« Dès notre installation en maraîchage, en 1995, nous voulions compléter notre activité avec un élevage allaitant, indique Christian. C'était un plus pour la rotation des cultures et pour le revenu. »
Ils sont allés chercher leurs premières Salers sur les prairies pentues du Cantal. Pourquoi cette race ? « Parce qu'elle vêle toute seule, répondent les éleveurs. On peut couper des choux dans les champs d'à côté sans s'en inquiéter. » Ils sélectionnent leurs animaux sur trois critères : « La docilité, une bonne production laitière pour nourrir les veaux et des qualités bouchères pour produire une viande très rouge et persillée. » Pour atteindre ces objectifs, ils ont choisi un bon taureau du Massif Central et l'ont installé à la ferme avec, pour unique tâche, de saillir les cinquante vaches du troupeau.
Bretagne est une fille de Prince, un aristocrate qui a fondé une belle lignée avant de s'en retourner mourir, à plus de 10 ans, sur ses terres du Cantal. La championne en herbe a fait une première apparition remarquée, en 2008, au Festival de l'élevage, à Morlaix. Ensuite, elle a participé à un véritable casting pour décrocher son billet pour Paname.
« Quatre éleveurs, membres de l'Upra (Union pour la valorisation de la race) Salers, sont venus à la ferme et l'ont mesurée sous toutes les coutures, explique Anne-Marie Bernard. Ils l'ont jugée digne de défendre les couleurs de la race à Paris. »
Comme pour les miss, le tour de poitrine est capital. Celle de Bretagne a même pris onze centimètres depuis la visite des experts de l'Upra, il y a un mois et demi. Après brossage et shampouinage, elle sera fin prête pour défiler sous les feux de la rampe.
Christian et Anne-Marie ont déjà été primés en 2006, au concours national, à Salers, avec la bien nommée Victoire. Elle avait tapé dans l'oeil d'éleveurs irlandais qui l'ont emmenée brouter l'herbe de la verte Eirin.
Jean-Paul LOUÉDOC.
Encore un exemple de Salers expatriées !

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>> enpaysgentiane>> allez le 15"L'Auvergne est le pays des volcans, des fromages et des Présidents de la République... mais aussi de petites gens, ces humbles qui aident à écrire l'Histoire." J.M.